Animam gementem cano

 

 

en collaboration avec:

Pluto-ensemble :

Dorothee Mields, Griet De Geyter - sopran

Marnix De Cat - contre-ténor & direction

Thomas Hobbs - ténor

Harry van der Kamp - basse

 

 

« Animam gementem cano »( je chante hommage à l'âme éplorée) nous emmène dans un voyage spirituel à travers les différentes étapes de la vie. Nous nous retrouvons confrontés à la vie et à la mort (Requiem), avec Marie, la mère en pleurs au pied de la croix (Stabat Mater), mais aussi au parcours initiatique que tout homme fait au cours de sa vie.

La figure mariale illustre également la connexion que notre âme peut faire avec un monde de paix et d'harmonie, en dehors de l'agitation de la vie quotidienne. L'âme éplorée peut alors retrouver son état originel. L'espoir revient avec le psaume 109.

 

La plupart des compositeurs importants des 17ème et 18ème siècles sont passés par Vienne. J.H. Schmelzer (à la cour de Vienne) et H.I.F Biber (Salzbourg) ont particulièrement participé au développement du violon avec de nouvelles techniques de jeu, tandis que le consort de viole continuait à rester florissant.
Avec le compositeur F. Tuma, lui même gambiste, nous explorons l'utilisation tardive de la viole de gambe, soit simplement pour la basse continue, soit comme instrument soliste, ici accompagnant un soliste vocal (comme nous le rencontrons habituellement chez son illustre contemporain J.S Bach).

 

La cour impériale de Leopold Ier a joué un rôle majeur dans la vie musicale de ce temps. Tout comme Tuma, de nombreux compositeurs y étaient attiré par la présence de J.J Fux, désireux d'apprendre de son enseignement sa maîtrise du contrepoint.
Tuma a écrit au total cinq Stabat Mater, celui que nous interprétons en primeur dans ce programme est un manuscrit oublié de la bibliothèque d'Ottobeuren en Bavière. Probablement écrit en 1752 à la fin de sa vie, on peut y entendre une touche rococco dans ses mélodies et une harmornie particulièrement riche.

 

Bien que G.P. Colonna n'était pas directement compositeur à la cours viennoise, Leopold lui demandait une copie de chaque oeuvre religieuse qu'il produisait.
Colonna était appelé l'Orphée Italien et travaillait principalement à Bologne en Italie. Sa musique était connue dans l'Europe entière, on la retrouve dans les bibliothèques à Bruxelles, Cambridge, Londres et ... Vienne !

 

 

H. Schmelzer - Sonata (à 5) & Lamento (à 3) sopra la morte Ferdinand III

H. Biber - REQUIEM in F minore / Sonata à 5

G.P . Colonna - ‘Domine ad adjuvandum' uit de ‘Psalmi ad Vesperas' 

Fr. Tuma - un de M. De Cat redécouvert ouevre de - Stabat Mater 

A. Chr. Clamer - Partita aus Mensa Harmonica (1682)

 

 

 

 

 

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Romina Lischka